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Paroles de blogueuses – Ma vie sans fard à New York, Caroline

J’ai rencontré Caroline du blog Et pourquoi pas New York sur Instagram au hasard d’un hashtag commun autour de New York. J’en rêvais, elle y vivait. Quand elle a appris que je venais dans sa ville d’adoption avec OpenSkies l’automne dernier, elle a souhaité que l’on s’y retrouve: j’ai dit oui. Caroline a intégré le joli tableau des rencontres qui comptent. Indubitablement. J’ai découvert une personnalité fort attachante, un blog passionnant où elle raconte New York sans faux-semblant et tout un tas de points en commun partagés: elle était prof à Paris, rédactrice pour des magazines féminins, se réalise pleinement dans l’écriture, est friande d’adresses gourmandes, adore la photo noir et blanc… Nous nous sommes rencontrées à la fin du séjour alors que Charles et moi quittions New York certains de la revoir prochainement, voire même durablement. L’inviter dans Paroles de Blogueuses pour qu’elle partage son expérience coulait de source. L’évidence même…

Et Pourquoi pas New York?

Comment t’es venue l’idée du blog Et pourquoi pas New York?

Cela faisait un an et demi que je vivais à New York et les débuts avaient été assez compliqués. J’avais tout quitté à Paris pour me retrouver dans une ville quand même très inhospitalière, sans travail, sans amis, avec ma fille qui était encore toute petite et dont je m’occupais toute la journée sans pouvoir faire vraiment autre chose (comme visiter et profiter de la ville), et avec un mari qui ne faisait que travailler et voyager pour son travail. Et d’un autre côté, j’entendais mes amis et ma famille en France me dire à quel point j’avais de la chance de vivre dans une ville aussi géniale et que je devais avoir une vie de rêve… Mais au bout de 18 mois je ne me sentais toujours pas à ma place, ni très épanouie. Alors j’ai eu envie de faire quelque chose pour renverser cette dynamique négative dans laquelle j’étais un peu coincée.

En fait, le blog est vraiment né de cette frustration entre ce que j’entendais en France et ce que je vivais ici au quotidien. J’ai eu envie de raconter tout cela quelque part, avec un angle sociologique, sur un mode humoristique et un peu cynique qui correspond assez bien, je crois, à ce que je suis en tant que personne. Et tout ça sûrement pour prendre un peu de distance par rapport à ce que je vivais, et qui était loin d’être simple. Donc depuis le début, Et Pourquoi pas New York a eu une vocation vraiment thérapeutique ! C’est toujours le cas d’ailleurs, sauf qu’aujourd’hui je me suis totalement prise au jeu. Je dis souvent que c’est comme si j’avais ouvert un robinet, celui de l’écriture, et qu’il ne s’arrêtait plus de couler. J’en suis la première surprise, d’ailleurs! Mais il faut dire que New York est un sacré terrain d’observation… et une source d’inspiration intarissable lorsqu’on commence à écrire à son sujet.

Séjourner à New York et y vivre sont deux expériences radicalement différentes. Comment a évolué ton regard sur la ville entre ton arrivée et aujourd’hui ?

Oui tu as complètement raison, il y a un tel décalage entre ce qu’on projette sur New York (et moi la première avant de venir y vivre !), et ce qu’y est la réalité de la vie au quotidien ! New York n’est pas la ville romantique des comédies de Woody Allen que j’avais en tête. On ne « passe » pas par Central Park pour s’y balader avec son amoureux pendant la pause déjeuner (il n’y a pas de pause déjeuner ici). Personnellement si j’y vais une dizaine de fois dans l’année, c’est déjà pas mal. C’est une expédition en soi. Rien que Manhattan (l’un des 5 boroughs de la ville) est gigantesque, si on habite Downtown comme moi, aller Uptown est presque un voyage exotique en terra incognita!

On dit que New York est une ville ouverte, très mélangée… Une ville accueillante et qui donne toujours une chance aux étrangers, c’est vrai, certes. Mais Manhattan reste quand même une enclave pour riches. Difficile de parler de mixité dans ce contexte socio-économique ultra privilégié, où les gens ne se mélangent pas vraiment. New York, c’est plutôt une multitude de communautés et de groupes sociaux qui se côtoient chaque jour en harmonie, mais sans jamais vraiment interagir…

De même, si la ville est culturellement bouillonnante, il faut vraiment avoir beaucoup d’argent pour en profiter. Rien n’est gratuit ici. Le coût de la vie quotidienne est tout simplement exorbitant.

New York a-t-elle changé la femme que tu étais avant de partir?

Clairement. J’éprouve plus que jamais le besoin de me protéger, de me retrouver régulièrement dans ma bulle, dans mon cocon. On apprend forcément à en construire un autour de soi, à poser des filtres, si on veut survivre ici.  New York est une ville tellement stressante, tellement usante, on passe ses journées à courir. J’ai toujours été quelqu’un d’extrêmement à cheval sur la ponctualité par exemple. A New York j’ai systématiquement 5 à 10 minutes de retard. Impossible d’être à l’heure, même en prévoyant large sur son timing, il y a toujours quelque chose d’imprévu. Ca me rend totalement dingue !

Je me suis endurcie aussi, je ne me laisse pas marcher sur les pieds et je laisse parfois mon sens de la courtoisie au vestiaire. Pas le choix. L’autre jour j’étais super en retard et je venais de me faire piquer un taxi sous le nez pour la deuxième fois. La troisième fois, c’est moi qui ai piqué le taxi d’une femme qui attendait une rue au-dessus. Je parlais de mes scrupules et de ma mauvaise conscience au chauffeur, New Yorkais pur jus, qui m’a répondu « Hey, no judgment, it’s a doggy dog city hère, bite or get bitter! ». Littéralement « Je ne vous juge pas, c’est une ville de chiens ici, il faut attaquer sinon on se fait attaquer! » Ca résume parfaitement l’esprit ambiant à New York. Une certaine agressivité, mais toujours bien camouflée par une (fausse) courtoisie.

Et puis enfin, d’un point de vue peut-être plus frivole et finalement assez Parisien, une chose qui s’est produite dès mon premier hiver à New York, c’est que j’oublie tout sens du style de janvier à fin mars. A mon grand désespoir, je vis en bottes de neige et parka d’expédition polaire 3 mois durant.  Vital pour survivre aux rudes hivers New Yorkais et totalement déprimant!

Tu cultives des us de Française outre-Atlantique entourée de New-Yorkaises aux priorités souvent différentes. Y aurait-il un challenge que tu aimerais relever à moyen terme pour te fondre un peu dans cette nouvelle vie?

Honnêtement je ne suis pas certaine d’avoir envie de me fondre totalement dans la société des New Yorkaise(s)… Je suis très contente de connaître désormais certains des codes indispensables pour y évoluer sereinement (en gros ne jamais rien critiquer ni personne, ne jamais élever la voix, ne jamais se plaindre, rester positif même dans les situations désespérées), mais je me sens encore plus à l’aise en y gardant mes spécificités de Française (liberté de ton et d’esprit, aller contre le bien pensé ambiant, grogner si ça me chante et ne jamais me départir de mon second degré)! Et puis mon mode de vie au quotidien reste très Français, je crois (je cuisine tous les jours, je vais au marché, je privilégie les petits commerces, je suis allergique aux salles de sport…) Et c’est quelque chose que je souhaite clairement transmettre à ma fille, elle qui a désormais passé plus de temps à New York qu’à Paris… En fait, je crois que je n’ai jamais été aussi fière d’être Française que depuis que j’ai quitté la France.

Notre entretien s’achève déjà, Caroline. Je te sais friande d’adresses gourmandes comme moi, laquelle a ta préférence dans ta ville d’adoption ?

Il y en a tellement ! Je pourrais faire un guide maintenant 😉 C’est vraiment dur d’en choisir une seule… Mais comme je suis friande de cuisine raffinée, je dirai la Gramercy Tavern. Mon restaurant préféré à New York pour une occasion spéciale ou pour un diner en amoureux. Leur carte de vins Français est étourdissante et le chef est… Français.

Et puis allez, je ne peux pas résister à donner l’adresse de « ma » meilleure pizza à New York. Gruppo sur l’Avenue B, dans l’East Village. Je l’ai cherchée tellement longtemps celle-là… et quoi de plus New Yorkais qu’une « New York slice » ?


Ton plus beau voyage jusqu’ici

6 mois passés à sillonner le Mexique en long en large et en travers, il y a 10 ans, à la fin de mes études.

Une rencontre inspirante

Ma psy New Yorkaise 😉

Ton livre préféré

Voyage au bout de la nuit

Ton artiste préféré

Pierre Soulages. J’aimerais avoir inventé l’Outrenoir 😉

Une photo qui t’inspire

Toutes les photos urbaines des années 70 en Noir et Blanc


Je ne serais pas surprise que Caroline sorte un roman à la Camille Anseaume d’ici quelques temps. Si l’idée ne lui a pas encore traversé l’esprit, je l’y encourage fortement! En attendant cette petite pépite, je vous invite à la lire sur son blog: un espace caustique où l’on apprend beaucoup sur l’envers du décor de New York qui nous fascine tant côté Paris. Passionnant, Et Pourquoi Pas New York est tout bonnement passionnant! Vous vous surprendrez à remonter le fil encore et encore plus haut pour lire Caroline avec gourmandise et découvrir ses anecdotes inédites. On ne s’en lasse pas. C’est ma série new-yorkaise préférée du moment; j’espère pourvoir la suivre sur de nombreux autres épisodes. Je vous invite à la rejoindre sur Instagram où elle s’adonne à sa passion pour la photographie noir et blanc. Un régal…


Et Pourquoi Pas New York

Le blog: etpourquoipasnewyork.com

IG: www.instagram.com/et_pourquoi_pas_new_york/

Et pourquoi pas New York

Paroles de Blogueuses – J’ai créé New York Off Road, Elise

 J’ai eu un premier contact avec Elise dans un commentaire laissé sur Instagram. Je racontais le chouette moment passé à la soirée presse à la Maison des Etats-Unis autour du guide New York l’essentiel publié aux Editions Nomades. L’auteur Stéphanie Fontenoy m’avait donné envie de découvrir son Harlem et Elise m’a gentiment invitée à tester sa visite du quartier. Quelques semaines plus tard nous nous rencontrions autour d’un café au Ace Hotel, un lieu so trendy de New York. Charles et moi avons évidemment testé sa visite de Harlem et plus encore. On s’est revus au cours du séjour et avons découvert Brooklyn avec ses yeux: une expérience mémorable! J’ai eu un vrai coup de coeur  pour sa personnalité, son dynamisme, sa soif d’en apprendre toujours plus sur sa ville d’adoption pour mieux partager   sa passion. New York Off Road connaît un vif succès outre-Atlantique: une belle source d’inspiration.

New York Off Road

Pour les voyageurs qui ne connaissent pas encore New York Off Road, pourrais-tu leur expliquer le concept?

Avec plaisir ! J’ai créé New York Off Road en mai 2013.

L’idée est de proposer des visites guidées afin de découvrir la ville de New York en s’éloignant du tourisme de masse.
 Toutes les visites sont réalisées par des guides françaises installées à New York depuis plusieurs années et ouvrent les portes du New York des new yorkais : dans la peau de Louis Amstrong à Harlem, d’un Hipster à Brooklyn, d’un artiste à Bushwick, d’un gourmand dans le Lower East Side…

Conviviales et personnalisées, les visites permettent d’avoir un échange humain avec une guide francophone. De cette manière, nous faisons partager notre passion pour cette ville avec des visites personnalisées et proposons une expérience mémorable en s’adaptant à chaque visiteur.

Comment ce projet t’est-il venu à l’idée?

New York Off Road est née de la volonté de mettre en avant une nouvelle façon d’aborder le tourisme. Il s’agit de donner envie aux touristes français, de regarder la ville différemment à travers des visites insolites, personnalisées et authentiques.

Avec les visites New York Off Road, l’objectif est d’animer la curiosité des touristes, proposer de s’éloigner des circuits touristiques de masse et permettre de vivre une expérience humaine unique avec des visites en groupe restreint, personnalisées et adaptées à tous, ce qui favorise ainsi la notion d’échange.

Y aura-t-il de nouveaux circuits de visites pour 2016 ?

Absolument ! Je viens de terminer un parcours dans le quartier de Red Hook, un de mes quartiers préférés, situé au Sud de Brooklyn. Parmi les pêcheurs et les dockers, c’est un quartier inattendu, entre reconstruction suite à l’ouragan Sandy et gentrification. Sans aucun doute, l’un des prochains fleurons des hipsters ! Cette visite mêle balade en ferry avec des vues uniques sur Wall Street et la Statue de la Liberté ainsi qu’une immersion dans une ambiance de friche industrielle.

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Red Hook

Red Hook

D’autres sont en préparation je t’en dirai plus dans quelques semaines.

Je te sais à l’affût de belles adresses. Quel est ton dernier coup de cœur à New York ?

La semaine dernière je suis allée chez Birreria sur le rooftop d’Eataly dans le Flat Iron District. J’aime cet endroit sous la verrière pour déjeuner, diner ou déguster une bière de leur micro brasserie. Et la surprise c’est que l’espace est décoré ambiance chalet alpin pour les mois d’hiver et des fondues sont au menu. C’est très chouette et très cosy.

Une petite projection pour terminer notre entretien. Comment imagines-tu New York Off Road dans 5 ans?

Encore plus de visites insolites dans tous les quartiers de New York : Bronx, Queens… pour faire découvrir ma ville chérie à encore plus de curieux ! Un livre sur mes endroits préférés et je serai comblée !


Ton plus beau voyage jusqu’ici

Je dirais le voyage dans les parcs de l’Ouest Américain que j’ai eu la chance de faire en 2015 : Brice Canyon et Antelope Canyon m’ont particulièrement bouleversés. Un voyage que je conseille vivement, un dépaysement total.

Une rencontre inspirante

La première rencontre qui a changée ma vie professionnellement est sans aucun doute celle avec Gabriel Becker et Nicolas Martin, les fondateurs de la start-up IWD pour laquelle j’ai travaillé pendant 6 ans juste après mes études à Paris. Ils m’ont donné la fibre entrepreneuriale c’est évident et m’ont aussi permis de réaliser un rêve, m’expatrier à New York. Je leur en suis éternellement reconnaissante.

J’ai aussi la chance de compter Michelle Young, la fondatrice du site Untapped Cities, dans mes amis proches à New York. Sa recherche perpétuelle des lieux insolites et inexplorés de la ville m’inspire au quotidien. Son site est une vraie bible pour préparer mes visites.

Ton livre préféré

On m’a offert à Noel le livre de photos de Yann Arthus-Bertrand sur New York. Ses clichés de tous les buildings de New York sont exceptionnels. Un beau cadeau à faire à tous les passionnées d’architecture.

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Ton artiste préféré

Bob Dylan sans hésiter. Il représente tellement les années 70 et l’ambiance bohème de Greenwich Village. J’aurai adoré connaître ce New York.

Une photo qui t’inspire

Les photos de NYC prises d’hélicoptère par le photographe Antoine Rose. J’ai découvert son travail à travers une exposition en Novembre dernier qui lui était consacrée dans la galerie Emmanuel Fremin à Chelsea.

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Aujourd’hui c’est le premier anniversaire de Paroles de Blogueuses. Un grand merci à Elise pour cette belle interview!

Longue et belle route à New York Off Road que je vous recommande sans la moindre réserve. Red Hook est d’ores et déjà au programme de notre prochain voyage à New York.


New York Off Road

newyorkoffroad.com

Paroles de blogueuses | Ma passion pour New York, Marie

J’ai rencontré Marie du blog Plus Belle New York sur les réseaux sociaux avant une rencontre dans la vraie vie il y a peu. J’ai été ravie d’accepter son invitation à l’atelier qu’elle animait aux côtés de Rafael du blog My New York à l’after work organisé par Paris New York TV. Jolies rencontres, nouvelles adresses glanées, j’ai passé un agréable moment! Fascinée par la ville de New York depuis un moment déjà, Marie était persuadée que je m’y étais déjà rendue. Vous savez que je cultive ce rêve depuis quelques années, attendant une fenêtre en automne. Oui, je me complique un peu la vie, mais je tiens à vivre ma première fois à New York en automne. C’est mon côté romantique… Le hic c’est que ces dernières années, l’agenda de mon cher époux n’était jamais libre durant les vacances de Toussaint, seul créneau que me laisse ma profession pour voyager en automne… En attendant le jour J, j’échange avec plaisir avec d’autres passionnés et inviter Marie dans Paroles de blogueuses coulait de source.

© I heart New York

D’où te vient cette passion pour New York, Marie?

J’ai toujours rêvé de visiter New York et les Etats-Unis depuis toute petite. Je pense que les films et les séries télévisées tournés là-bas ont contribué à renforcer la fascination que j’avais pour ce pays immense aux paysages si grandioses.

Au lycée, j’ai eu l’occasion de partir à Kansas City, dans le Middle West, pour un échange scolaire. J’ai adoré passer un mois dans un lycée américain et découvrir la culture américaine si différente de la nôtre. J’ai aussi visité Chicago, le berceau de la création des buildings, qui m’a beaucoup plu. J’étais émerveillée par le gigantisme des constructions…le coup de foudre pour les USA a été instantané.

Il me restait à découvrir New York, la ville de mes rêves. Mon premier voyage, cadeau pour mes 30 ans, a dépassé toutes mes espérances. New York est depuis ma ville de cœur, il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle. Créer un blog m’a permis aussi de maintenir ce lien avec ma ville car mon entourage ne comprenait pas vraiment pourquoi j’y retournais sans cesse. Retrouver New York est un besoin pour moi, c’est inexplicable cette sensation. J’ai besoin de son dynamisme, de la gentillesse et de l’optimisme des New Yorkais qui me redonnent de l’énergie. Quand je reviens à New York c’est comme si je retournais chez moi… J’aime déambuler dans les rues de la ville au hasard à la découverte de nouvelles adresses et de nouveaux lieux insolites.

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Parle-nous de trois de tes endroits favoris dans la Grosse Pomme? 

C’est difficile de choisir trois endroits mais j’adore :

  • Transmitter Park : un parc situé dans le quartier de Greenpoint à Brooklyn avec une vue splendide sur la skyline de Manhattan. Il m’arrive de passer des heures, assise sur un banc, à admirer le paysage et le coucher de soleil sur les gratte-ciel. Ce spectacle me fascine toujours autant comme la première fois où j’ai aperçu la skyline en venant de l’aéroport. Ce parc est très calme et il est surtout fréquenté par des locaux.
  • Central Park : c’est un passage obligé pour moi à chaque voyage. J’adore me promener dans cet écrin de verdure au cœur de Manhattan, j’ai toujours de nouvelles choses à découvrir dans ce parc.  J’aime bien me poser sur un banc pour me reposer ou me balader à vélo.
  • Sortir à New York : en tant que fêtarde, j’adore sortir avec mes amis sur  les rooftops (Le Bain ou le Boom Boom Room au Standard Hotel, The Roof au Viceroy Hotel, The Refinery ou encore The Gallow Green) ou découvrir de nouveaux bars Speakeasy (les bars clandestins) du Lower East Side.

Après 6 voyages là-bas en 4 ans, sais-tu déjà ce que tu souhaites découvrir lors de ton prochain séjour? 

New York est une ville aux richesses inépuisables, j’ai beau préparer mon voyage à l’avance, je n’ai jamais le temps de tout voir et de tout faire.

J’ai encore de nombreux lieux à découvrir comme explorer un peu plus le Bronx, Brooklyn mais aussi Queens. Je connais très peu Staten Island et je compte m’y rendre lors de mon prochain voyage. J’ai envie, également, de faire une escapade dans l’Hudson Valley que j’ai découvert cet été (en me rendant dans le joli quartier résidentiel de Riverdale du Bronx).

New York est une ville incroyable avec tant de trésors à découvrir qu’il est impossible de s’en lasser.

Ma « to do-list » s’allonge chaque jour et je dois toujours faire des choix car il est impossible de tout faire. Il faut aussi prendre le temps de profiter de son voyage, savourer ces moments passés dans un parc à ne rien faire juste à profiter du moment présent et d’admirer le spectacle permanent qu’offre les rues de New York.

Lors de ton atelier co-animé avec Rafael du blog My New York à l’after work Eté Defacto, les questions récurrentes tournaient autour de l’hébergement. Quel(s) bon(s) plan(s) conseillerais-tu à un couple qui part en voyage à New York pour la première fois?

Tout dépend la durée du voyage… Si le couple reste deux semaines à New York, je lui conseillerais plutôt de louer un appartement à Brooklyn, par exemple, pour s’immerger dans la vie des New Yorkais. Découvrir la façon de vivre, les petites boutiques et les bars fréquentés par les locaux font partie du voyage. De plus, lors d’un premier voyage en parcourant Manhattan à pied, il est agréable le soir de se retrouver dans un quartier calme mais où il y a aussi une vraie vie de quartier. Je conseillerais de loger à Williamsburg, Greenpoint, Bushwick, Park Slope, Brooklyn Heights ou à BoCoCa (les quartiers de Carroll Gardens, Boerum Hill et Cobble Hill). Long Island City, dans le borough de Queens, est aussi un quartier agréable et vivant pour séjourner .

Depuis ces quartiers de Brooklyn et de Queens, il est très facile et rapide de rejoindre Manhattan en métro.

Si le couple vient pour une semaine de vacances, je leur conseillerais plutôt de loger à Manhattan à l’hôtel par exemple. Je trouve que c’est important, pour un premier voyage d’être «  au cœur de l’action » et d’être proche des sites touristiques.

Être de passage dans une ville et y vivre sont deux expériences fort différentes. Imagines-tu t’installer un jour à New York?

Vivre en permanence à New York et venir occasionnellement pour le plaisir sont deux choses différentes. Discuter avec mes amis expatriés et venir aussi souvent à New York m’ont permis aussi de m’ouvrir un peu les yeux sur les aspects négatifs de la ville et de découvrir un peu le mode de vie des New Yorkais.

J’adorerais vivre à New York mais pour cela il faut un projet solide et sérieux, je ne partirai jamais sur un coup de tête sans une promesse d’embauche sérieuse et qui me permette de vivre correctement là-bas. La vie est très chère à New York ( loyers, assurance maladie, coût de l’éducation des enfants..) et c’est une ville tellement intense que si l’on a pas « les reins solides » elle peut te « bouffer ». Les différences culturelles sont aussi importantes entre la France et New York, il suffit de voir le système des « dates à l’américaine »  (rendez-vous amoureux) qui obéit à des codes qui nous sont totalement étrangers (j’ai pu moi-même l’expérimenter). J’ai lu récemment un article dans French Morning sur les français qui se plaignent de ce système  de « dates » et qui souhaitaient rentrer en France pour rencontrer quelqu’un et pour fonder une famille.  New York est une mégalopole surpeuplée mais où, à l’inverse, on peut se sentir très seul.

(lien ici   http://frenchmorning.com/celibataire-a-new-york-jen-ai-marre-je-rentre-en-france/)

En prenant en compte ces aspects, je serais, quand même, prête à venir vivre à New York, à rentrer dans ce rythme effrénée d’une ville dingue qui ne s’arrête jamais et où il est possible de réussir si l’on travaille dur. J’adore le tourbillon d’énergie et la puissance créatrice que procurent cette ville si fascinante.

Mon rêve serait de travailler dans l’urbanisme ou l’immobilier (mon domaine d’étude et de métier) ou encore dans le tourisme car j’adore explorer la ville à la recherche de nouveaux lieux insolites mais aussi conseiller les touristes pour préparer leur voyage.


La première destination de ta wish-list

L’Ouest américain et ses parcs nationaux et la Californie aussi ! Je rêve sur Pinterest en découvrant les photos de ces sites grandioses. J’adorerais aussi visiter l’Asie et plus particulièrement le Vietnam, pays de mes origines.

La dernière chose que tu fais avant de t’endormir

En tant qu’accro au portable, je jette un dernier coup d’œil sur mes mails et sms avant de dormir.

Ton dernier livre lu

Je suis en train de lire « American rigolos : Chroniques d’un grand pays » de Bill Bryson. C’est une satire sur les us et coutumes de la société américaine…un livre sympa à découvrir.

Ton parfum du moment

Je ne suis pas « très » parfum mais je porte en ce moment « Miss Dior ».

Ton film préféré

Je n’ai pas vraiment de film préféré mais le film « La vie est belle » de Roberto Benigni m’a beaucoup marqué au lycée. C’est un film qui traite de l’un des moments les plus sombres de notre histoire (la seconde guerre mondiale) avec beaucoup d’émotion et de délicatesse tout en restant un film plein de fantaisie et de poésie…un vrai chef d’œuvre du septième art !

Une image qui t’inspire

Une vue depuis Transmitter Park


Merci Marie d’avoir accepté mon invitation! J’ai rencontré une jeune femme pétillante que je vous encourage à suivre sur son blog et sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram). On y retrouve tout plein de bons plans en partage sur New York !

On a promis de se retrouver à Marseille bientôt, la suite au prochain épisode 😉

Plus belle New York

www.plusbellenewyork.com

Paroles de blogueuses | Ma vie nomade de prof de FLE, Kenza

Paroles de blogueuses fait sa rentrée avec Kenza, la blogueuse de Cups of English Tea rencontrée sur Instagram avant les vacances d’été. Kenza est professeur de Français Langue Etrangère et s’apprête à entamer une année à Budapest après un an passé en Australie. Nous avons discuté sur les réseaux sociaux après l’entretien accordé par Maryse Condé pour le magazine Divas (édition juillet/août actuellement en kiosque). Ce grand auteur qui a enseigné à Columbia à New York m’a confié avoir détesté enseigné jusqu’à son expérience en université. Elle y a expérimenté un rapport autre avec ses étudiants, des échanges enrichissants.  Je me suis reconnue dans ce rendez-vous manqué et son témoignage coïncidait avait une conversation tenue avec mon père. Il est persuadé que je m’épanouirais davantage dans l’enseignement supérieur, je trouve l’idée séduisante. C’est dans ce contexte que Kenza a partagé son regard sur l’enseignement en université pour équilibrer les a priori positifs que l’on pourrait avoir sur le sujet. En parcourant sa jolie galerie Instagram et son blog très riche, l’idée d’une invitation m’est apparue évidente pour voyager avec elle à travers ses différentes missions à l’étranger. Kenza ouvre donc une nouvelle saison de Paroles de blogueuses, une rubrique que vous continuerez à retrouver chaque lundi sur Elle dit 8.

Bonjour Kenza, pourrais-tu nous égrener la liste des pays dans lesquels tu as vécu en tant que prof de FLE et nous indiquer lequel a ta préférence à ce jour?

J’ai passé un an en Angleterre, puis deux à Jersey dans les îles de la Manche. Après je suis partie au Canada anglophone dans la province du Manitoba et en Australie à Melbourne, pendant un an à chaque fois. Ma prochaine destination sera Budapest, la capitale de la Hongrie.

Je pense que tous les lecteurs de mon blog le savent : j’ai laissé une partie de mon cœur au Canada, j’en parle très souvent, ce n’est pas fini entre ce pays et moi.

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Quelles sont les satisfactions de ce choix de carrière que tu as voulu nomade pour l’heure et les points un peu moins agréables?

A l’heure où pas mal de gens se rêvent nomades digitaux, moi je suis un peu une nomade professionnelle et c’est grisant de pouvoir changer régulièrement de pays en ayant un job qui m’attend et assez de congés (jamais payés) pour en profiter ! Je suis libre de mes choix et de mes envies, je peux m’expatrier dans le monde entier. C’est une richesse incroyable.

Outre les points négatifs évidents – devoir tout recommencer une fois par an, des relations à l’administratif, dire au revoir tout le temps, j’ajouterais la précarité de ce travail de prof de FLE. Les contrats ne durent jamais plus qu’une poignée de mois, le professeur a à sa charge visa, billets d’avion, assurance, logement. On est très loin des contrats d’expatriés et on a des contrats locaux. C’est aussi un milieu où règne beaucoup de piston – et les femmes d’expat sont souvent prioritaires à l’embauche. On sort complètement du système français, on ne cotise ni pour la sécurité sociale ni pour la retraite, sans gagner assez pour prévoir son propre futur. C’est un mode de vie acceptable pour l’instant mais je ne pense pas vivre ainsi toute ma vie.

T’es-tu fixée une deadline avant de te sédentariser?

Pas de deadline, non. Je voudrais continuer un peu à voyager et continuer de profiter de ma jeunesse et des opportunités qui se créent. Ensuite, je me vois bien retourner en Angleterre et au Canada et rentrer dans l’Education Nationale locale pour exercer le métier de professeur plus traditionnellement.

Tu as enseigné à différents publics au cours de ces dernières années, j’aimerais revenir sur ton expérience en université. Quelles différences as-tu observées entre les étudiants étrangers et les étudiants français?

J’ai enseigné en université dans l’une des plus mauvaises universités du Canada mais plus récemment dans l’une des meilleures d’Australie et du monde et je parlerais plutôt de cette expérience, contrastée avec mon propre vécu d’étudiante à la Sorbonne.

Les locaux sont flambant neufs, toutes les salles de classe parfaitement équipées, les secrétaires sont disponibles et efficaces, le campus vert et agréable. Mais en réalité, ce ne sont pas des étudiants qui foulent les pelouses et remplissent les salles de classe. Ce sont des clients, qui ont payé plusieurs milliers de dollars de frais de scolarité. Et on n’a pas le droit de faire échouer des clients. Les notes sont parfois un peu truquées, les absents pas punis, et surtout tout doit être fléché et les secondes chances sont nombreuses. Un étudiant peut demander un report de devoir pour cause de rupture amoureuse par exemple. L’université française nous apprend à nous débrouiller, nous battre contre les horaires d’ouverture du secrétariat, contre les profs qui ne s’intéressent pas à nous. Dans les pays anglo-saxons, l’étudiant n’a aucun effort à faire. J’ai ainsi une étudiante qui ne s’était pas inscrite en TD de toute l’année car personne ne lui avait donné personnellement les horaires… Une autre différence serait le respect envers le corps enseignant. J’ai fini ma deuxième licence en 2011 quand il n’y avait pas encore de smartphones ni de réseaux dans les amphis. En 2015, mes étudiants ne cachent même pas leur fenêtre Facebook et prennent leurs appels en cours. J’ai du mal avec le manque de savoir-vivre de cette génération.

Quel est ton idéal en terme de mission, de pays?

Je préfère travailler en Alliance Française, qui sont des centres culturels français à l’étranger parce qu’une journée de travail ne ressemble jamais à la précédente : cours avec des enfants le matin, examens l’après-midi, adolescents à 16h et adultes le soir avant d’aider à organiser un événement culturel ou social. Je vis en pays anglophone depuis cinq ans et c’est vraiment quelque chose que j’adore, comparer les accents et les variétés de vocabulaire et je pense que vivre en anglais va me manquer à Budapest. J’ajouterais bien sûr de vivre dans une grande ville dynamique avec plein de voyages possibles pas loin.


Ta destination favorite

 Paris, quand je rentre entre deux contrats. C’est un rituel rassurant.

Un endroit particulièrement apprécié

 Melbourne, un gros de coup de cœur.

Melbourne

La dernière chose que tu fais avant de t’endormir

 Enlever mes lunettes.

Ton dernier livre lu

 Le dernier Fred Vargas qui se passe en partie en Islande.

 Ton parfum du moment

 Je n’en porte plus. Les Australiens comme les Canadiens rejettent toute odeur corporelle, qu’elle soit plaisante ou non.

Ton dernier film vu

 X+Y, l’histoire d’un ado britannique autiste qui se découvre dans une compétition de mathématiques à Taiwan.

 Une image qui t’inspire

 Un bel intérieur épuré avec des touches de couleur à la Pinterest.

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Je remercie chaleureusement Kenza pour son témoignage, ce retour d’expérience devrait en éclairer plus d’un. Beaucoup d’entre nous qui ont pensé s’installer un jour à l’étranger ont songé enseigner le français. Bonne rentrée à Budapest! Je te souhaite le meilleur pour cette nouvelle année scolaire!

Pour suivre les aventures de Kenza en Europe, rendez-vous sur son blog et sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram…).

Cups of English Tea

cupsofenglishtea.com

Paroles de blogueuses | Mon voyage épicurien en Australie, Ozdelicious

Ma route a croisé celle de Mathilde du blog Ozdelicious sur Twitter. Nos intérêts communs pour la gastronomie et l’Australie m’ont amenée à l’interviewer sur le beau projet de voyage qu’elle prépare avec son conjoint pour l’automne prochain. Aventure, curiosité, goût des autres seront au rendez-vous de l’expérience humaine qu’ils s’apprêtent à vivre et à partager.

ozdelicious

1. Pourrais-tu nous exposer les grandes lignes du projet OZDELICIOUS? 

Le projet Ozdelicious est basé sur trois grands axes : le voyage, la cuisine et la solidarité. Jean-David et moi souhaitions au départ partir pour améliorer notre anglais puis nous avons réalisé que notre voyage pourrait avoir plusieurs utilités. 

Nous sommes passionnés de cuisine depuis longtemps surtout pour découvrir des produits étrangers comme en Islande : Skyr ou Harðfiskur. De plus, l’idéal lors de ce voyage serait de rencontrer des Chefs australiens, des amateurs ou des semi-professionnels pour partager leur cuisine.

Quant au voyage, notre objectif serait de faire le tour de l’Australie en passant par Perth, la Tasmanie ou encore Sydney… mais aussi en fonction de nos rencontres. Enfin, nous souhaiterions aider la cause animale et l’environnement australiens en rendant par exemple service dans des fermes spécialisées ou parcs afin d’enrichir notre voyage humainement parlant.

2. Pourquoi avoir choisi l’Australie comme destination pour conjuguer voyage, cuisine et solidarité?

Certains de nos proches nous ont suggéré l’Angleterre (car à la base nous partons pour renforcer notre anglais) mais comment vous dire… Nous voulons du soleil, l’eau turquoise et la mentalité australienne est considérée comme la plus cool. C’est donc très naturellement que nous leur avons expliqué que l’Océanie était notre eldorado.

Il faut savoir que l’Australie est un pays gigantesque, qui offre des paysages totalement différents et une flore spectaculaire. De plus, le visa Working Holiday est le plus simple à obtenir. L’addition de ces deux points fait de l’Australie la destination idéale.

D’ailleurs, la cuisine australienne est un mélange d’origine britannique, asiatique et bush. Nous pourrons y apprendre de nombreuses recettes. Les Australiens sont aussi très proches de la nature et de leur environnement et en défendant une cause qu’ils affectionnent, nous pourrons comprendre et adopter leur mentalité.

Beaucoup de Français partent en Australie et débutent leur périple à Sydney ou Melbourne. Pour trouver plus facilement des opportunités et rencontrer des locaux, nous commencerons notre voyage à Perth (à l’Ouest de l’Australie).

3. Combien de temps va durer votre voyage épicurien ?

Nous partons avec un billet aller simple en poche qui nous permettra d’aviser pour notre retour. En effet, nous pensons rester au moins un an si les circonstances le permettent.

Dans la vie il y a des opportunités à savoir saisir, alors il n’est pas impossible que notre voyage dure plus longtemps. A contrario, si nous partons au bout de 6 mois, nous aurions la sensation d’avoir échoué.

4. Parle-nous des actions bénévoles que vous avez l’intention de mettre en place en faveur de la protection de la faune et de la flore australienne ?

Les Australiens sont très proches de la nature et plus particulièrement de la leur. Avec une faune à la fois dangereuse et curieuse, le pays d’Oz est le plus riche en terme d’espèces.

Jean-David et moi voudrions découvrir la vie dans les fermes (animaux) et la faire partager à notre communauté. De plus, nous aimerions découvrir les différents reptiles mais aussi les espèces les plus « mignonnes » comme le quokka ! Et pourquoi pas envisager un selfie avec ! 🙂

Concernant la flore, l’Australie est composée de plusieurs types de climats, passant du tropical au désertique. La flore est un écosystème fragile, il est important pour nous de la préserver, avec comme action, par exemple, d’aider une association locale pour limiter les déchets sur les plages et sensibiliser les Backpackers.

5. Avant de vous souhaiter le meilleur pour cette formidable aventure, j’aimerais que tu nous dévoiles ton adresse gourmande de la capitale.

Avoir une seule adresse gourmande à Paris me parait bien difficile. Pour être honnête, nous aimons la bonne nourriture mais comme tout jeune qui se respecte, nous sommes toujours à la recherche de bons plans.

Mon restaurant favori pour le moment est Khao Thai, un restaurant thaïlandais. Il se situe rue Sévigné ou rue Dauphine (il y en a deux). Vous pouvez vous en tirer pour 30 euros avec le menu dégustation qui se compose d’une entrée, plat et dessert.  Si je peux vous conseiller la mangue en dessert, c’est juste la touche parfaite de fraîcheur.

Jean-David, lui, aime beaucoup le restaurant de Pierre SANG vers Oberkampf (sûrement parce qu’il supporte Saint-Etienne, comme lui :p) qui propose une fusion de saveurs entre les terroirs français et coréen (6 plats pour 39€ le soir). Pour la touche street food, il vous suggère El Nopal Tacos & Burrones, un super mexicain près du canal st Martin qui va relever vos papilles.


Ta destination favorite

L’Islande

Un lieu particulièrement apprécié

Le Sacré-Coeur à Paris

La dernière chose que tu fais avant de t’endormir

Mettre mon réveil

Ton dernier livre lu

J’ai pas pleuré d’Ida Grinspan

Ton parfum du moment

La vie est belle de chez Lancôme

Ton dernier film vu

Kingsman

Une image qui t’inspire

L’avancée des Icebergs vers la mer

Islande


A la lecture de cette interview, j’espère que vous serez aussi curieux que moi de suivre leurs aventures. N’hésitez pas à les rejoindre dès maintenant sur leur blog et sur les réseaux sociaux (Pinterest , Facebook , Twitter ) pour ne rien manquer de leurs préparatifs et de l’aventure à venir!

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