Catégorie : Photos

1 photo 1 histoire : la naissance de ma petite entreprise

Une fois n’est pas coutume, on ne part pas en voyage avec la photo du jour extraite de mon iPhone. Ce soir je partage une image illustrant le point de départ d’une aventure différente. 2016 récoltera ce qui a été semé en 2015: je suis très enthousiaste! En ce mois de janvier, j’ai l’impression d’être au bas d’un escalier naturel qui me mènera vers un sommet que j’ai longtemps convoité. J’avais déjà ressenti cette sensation à New York. Vous vous souvenez, sur la terrasse du Warwick New York Hotel? L’impression que tout était possible, que mes rêves pouvaient devenir réalité… C’est exactement ce que je ressens en ce début d’année.

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La petite histoire

Ce jeudi j’ai reçu un courrier spécial: le document de l’INSEE avec mon numéro SIRET. Ça y est, j’ai créé ma petite entreprise… Etre prof et auto-entrepreneur, c’est possible. Sous certaines conditions. Après avoir effectué les démarches nécessaires, me voilà lancée. J’en ai rêvé grâce à Charles qui se réalise pleinement dans les activités artistiques liées à son entreprise. Je lui dois ce saut dans l’entrepreneuriat, ainsi qu’à une succession de jolies rencontres avec des femmes qui m’ont montrée la voie.

Parmi les dernières, je pense spontanément à Elise rencontrée à New York qui s’est créé un job épanouissant taillé sur mesure avec New York Off Road; elle nous en parlait la semaine dernière dans Paroles de Blogueuses. Quelques mois en amont, j’avais lu de jolies expériences sur Hellocoton qui faisaient écho en moi, autant de sources d’inspiration que je regardais de loin sans encore oser sauter le pas.

Le blog est un outil qui m’a ouvert de jolies portes, un outil grâce auquel je me réalise. De plus en plus sollicitée pour des commandes d’articles, des partenariats trendy, j’ai rejoint l’équipe de rédacteurs du magazine Divas et puis j’ai rencontré Floriane: la jeune créatrice de From Paris to interviewée dans Paroles de Blogueuses. Ce petit bout de femme d’une vingtaine d’années rencontrée l’an dernier débordait de créativité, d’énergie et soulevait des montagnes pour atteindre ses objectifs. J’étais conquise à l’issue de notre entretien, convaincue qu’elle était promise à un bel avenir. Séduite par sa personnalité, sa démarche et le sérieux avec lequel elle menait ses affaires, je lui ai spontanément ouvert mon carnet d’adresses.

Lors d’un tea-time au Hyatt Madeleine, elle a verbalisé ce qui me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà: « tu devrais bosser dans les relations publiques » m’a-t-elle dit. Déclic. Et si je me lançais… En nous rencontrant Charles et moi, nos partenaires satisfaits de la rigueur avec laquelle nous mettions en valeur leurs adresses ne tarissaient pas d’éloges sur la bonne équipe que nous formions, notre complémentarité. De plus en plus sollicités par nos partenaires pour des services autour de leurs stratégies de communication, le projet devenait évident: « et si nous montions notre agence »? Après l’avoir maintes fois entendu, nous commencions à l’intégrer, le penser, le conceptualiser.

Jeudi après avoir reçu le précieux courrier, un coursier a sonné avec un paquet de la maison de champagne Billecart-Salmon. Une bouteille de leur excellent rosé tombait à point nommé pour célébrer la naissance de l’agence. Il n’y a pas de hasard…


Joli programme à venir sur le blog: un nouvel épisode de Paroles de Blogueuses passionnant avec Caroline qui raconte sa vie sans fard à New York demain. Le reste de la semaine sera gourmand! Je vous dévoile les menus de Saint-Valentin de mes tables préférées et la belle opération menée par Billecart-Salmon pour l’occasion.

Belle soirée!

1 photo 1 histoire : un dimanche bleu turquoise

Une fois n’est pas coutume, j’ai dévoilé la photo de notre nouvelle rubrique sur Instagram ce matin. Le dimanche reste un jour de famille même si des milliers de kilomètres séparent quelques branches du tronc qui nous unit. Ma grand-mère Délire âgée de 80 ans bientôt perpétue une tradition depuis notre départ de Guadeloupe. Ma soeur et moi installées toutes deux à Paris recevons nos appels hebdomadaires le dimanche en début d’après-midi. C’est l’occasion de se raconter les événements qui ont marqué nos semaines respectives, de prendre des nouvelles des uns et des autres et d’échanger sur les actualités souvent. En hiver, j’ai pris l’habitude d’ouvrir ma galerie de photos tropicales pendant nos appels téléphoniques. Un bref aller-retour en Guadeloupe.

Guadeloupe

La petite histoire

Dans ma galerie fournie, j’ai choisi de publier cette photo ce matin pour parler de ce petit rituel familial. Le mélange de vert et de turquoise en contraste cruel avec la vue de ma fenêtre aujourd’hui était bienvenu. J’ai ouvert les volets de cette fenêtre sur la mer à l’Auberge de la Vieille Tour cet été, un bel hôtel des îles de Guadeloupe. L’Auberge de la Vieille Tour bénéficie d’une excellente réputation dans les Caraïbes et au-delà. Depuis la rue, on aperçoit un joli moulin derrière le portail mais pas grand chose de plus. L’hôtel dévoile ses trésors aux privilégiés qui dépassent le lobby.

Premier trésor: une vue panoramique exceptionnelle sur la terrasse au bout du lobby. Imaginez le tableau: une étendue bleue, des notes fuchsia peintes par les bougainvilliers en fleur, un îlet de sable blanc habité par de hauts palmiers… Le deuxième trésor est en contrebas. Il faut emprunter les escaliers puis une allée ombragée pour rejoindre sa chambre avec vue sur mer. Chaque chambre a une vue sur la mer… Le troisième trésor et ceux qui suivent se trouvent plus bas encore; il faut suivre le chemin tracé dans le superbe jardin paysager qui mène à la plage. Le bleu turquoise devient alors omniprésent, la mélodie des vagues rythme les pas, les alizés se font caresse…

Alex évoquait ce matin sous la photo publiée sur Instagram: « des images de petit paradis ». Tout est dit.

1 photo 1 histoire | Ses souvenirs d’enfance à Barcelone

Les souvenirs d’enfance de Charles à Barcelone se rapprochent des miens dans les îles de Guadeloupe. Sa mère était de là-bas, son père l’était devenu un petit peu grâce à elle. Alors qu’il les a perdus tous deux, retourner sur les terres de ses plus beaux souvenirs d’enfance signifie beaucoup. A Barcelone, j’ai compris que Charles était pétri de l’âme de cette ville. Elle a contribué à faire de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. A charge pour nous d’y noircir de nouvelles pages pour qu’elle demeure présente dans les chapitres que nous écrivons ensemble. C’est une question d’héritage. On se doit de reprendre le flambeau tombé prématurément.

Souvenirs de Barcelone

La petite histoire

Noël 2014, alors que Charles repousse encore l’idée de prendre quelques jours de vacances, je prends deux billets pour Barcelone et le mets devant le fait accompli. Il m’a tant parlé de cette ville chère à son coeur, de ses souvenirs d’enfance. La première fois où l’on s’est rencontrés nous avons discuté 3 heures, peut-être 4, sans voir le temps passer. On a parlé de nos vies, de ce qui avait compté beaucoup, beaucoup moins. On a ri, on a souri, on s’est écoutés. On a parlé de nos ancres, nos « poto mitan » comme on dit chez moi. De mon côté il y avait des souvenirs liés à la Guadeloupe et du sien des souvenirs écrits à Barcelone, là où tant d’événements heureux ont été partagés avec nos happy few. Le moment était venu qu’il me la présente. L’enthousiasme l’a vite gagné à l’idée de revoir sa famille maternelle, ses amis d’enfance, de me faire marcher dans ses pas de petit garçon.

A notre arrivée, son oncle et sa tante nous ont emmené déguster quelques tapas près de la plage. Ce coucher du soleil a enveloppé les retrouvailles d’un voile de douceur. Quel bonheur de partager ce moment ensemble… Devant ce paysage, j’ai vu l’émotion dans les yeux de Charles, la même émotion que celle qui m’étreint sur mes terres parmi les miens. Quelques mots d’espagnol viennent entrecouper une discussion en catalan, je suis un peu déboussolée, mais heureuse. D’aucuns cherchent le bonheur dans des considérations compliquées, alors qu’il se cache dans la simplicité. Se retrouver avec les personnes qui comptent vraiment, rembobiner le fil pour mieux se rappeler, savourer la beauté des couleurs saupoudrées sur le sable… Un moment parfait.

La communication ne se résume pas aux mots à Barcelone. L’essentiel est ailleurs. Je comprends combien les gens sont chaleureux en Catalogne. Nuria n’est plus mais vit à travers eux. Charles me parle souvent de sa joie de vivre, de ses bras accueillants, de son appétence pour le beau. Elle lui a transmis cela et plus encore entre Barcelone et Paris. On s’est promis de ne pas attendre trop longtemps pour revoir Carlos, Aurelia, Montsé… Déjà un an. Il est temps d’y remédier. Je connais la marche à suivre. Cet été peut être…

Barcelone, Décembre 2014

1 photo 1 histoire – Les dimanches de mon enfance

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Un brin mélancolique ce soir… Mes parents repartent vers la Guadeloupe demain. Point final de jolies vacances en famille. Pour ce nouveau chapitre d’1 photo 1 histoire, j’ai eu envie de retourner sur mon île natale avec eux, là où ils nous emmenaient ma soeur et moi le dimanche après-midi. Un bon bol d’air marin, du vent en rafales pour chasser la mélancolie de fin de week-end justement. Un petit moment de bonheur à l’état pur comme ils en ont parsemé toute notre enfance et au-delà…

Guadeloupe

La petite histoire

Cet été je suis retournée au phare de Vieux-Fort, comme à chaque retour en Guadeloupe. C’est là qu’est mon ancre. Les choses changent là-bas à chaque voyage, mais pas ce que je ressens face à ce paysage. Les rides de ma grand-mère sont chaque fois un peu plus creusées, la famille de locataires qui habite la villa de mon enfance s’est créée de nouveaux souvenirs chez moi, mes parents ont un nouveau chez eux nouvellement décoré où le nous conjugué à 4 (5 depuis mon mariage) ne dure que le temps des vacances, mes amis d’enfance écrivent des chapitres dont la distance brouille la lecture, mais ici, au phare de Vieux-Fort, le temps s’est arrêté. J’ai 10 ans ici. Les 23 années que je n’ai pas vu s’écouler depuis n’y changent rien. Ici j’ai le souvenir du parfum de vanille du chodo que tante Simone préparait le dimanche après-midi, je revois Man’ So assise sur le ‘ti’ banc éplucher les oignons pour la soupe du soir et les mains tremblantes de papa Dédé ajuster la station de radio RCI pour écouter les dernières actualités. J’ai 10 ans ici…

Phare de Vieux-Fort, Guadeloupe

1 photo 1 histoire – Quitter l’Islande à regret …

Je n’ai pas oublié notre nouveau rendez-vous du dimanche, j’étais juste partie en vadrouille au Luxembourg hier. De retour à Paris, je vous soumets pour ce troisième numéro d’1 photo 1 histoire une photo prise en Islande cet été. Les proches des blogueurs savent combien nous pouvons être pointilleux lorsqu’il s’agit de nous prendre en photo. Ma sœur Michèle l’a expérimenté lors de notre voyage en Islande avec Nouvelles Frontières. Mon iPhone et elle ont nourri une relation parfois compliquée (sourire). Je m’en excuse auprès d’elle. En parcourant mes photos de voyage pour cette nouvelle rubrique, je réalise que j’ai souvent délaissé l’appareil photo au profit du smartphone. Pratique, spontané, connecté… J’ai pourtant envie de renouer avec une démarche plus traditionnelle. La voici ma première résolution de 2016: retisser des liens étroits avec l’appareil photo. J’ai un excellent professeur à domicile, j’aurais tort de m’en priver.

La petite histoire

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Veille de départ. Il pleut pour la première fois de notre séjour. Michèle et moi sommes amères. Nous ne voulons pas quitter l’Islande. Pas déjà. Il est trop tôt. Notre guide nous a suggéré tant de lieux à voir encore, d’expériences à vivre, de mets à goûter… Et puis on se sent bien ici, on a vite pris le rythme des journées sans fin. Ce soleil d’été qui ne se couche pas ou presque ravit les filles du soleil que nous sommes.

Profiter de Reykjavik jusqu’au bout de la nuit, c’est ce que nous avons fait ce dernier soir. A l’issue d’un rendez-vous passionnant avec de jeunes journalistes Belges rencontrés sur Twitter, nous avons pris le temps d’admirer une dernière fois ce paysage régénérant. Un bateau de croisière s’éloigne dans la baie, la sirène du bateau fait écho à notre départ du lendemain. Nous aussi on va s’en aller. A regret…

Reykjavik, Juillet 2015