Catégorie : Afrique

Echappées belles autour de Dakar

En cette fin de vacances d’hiver, je vous propose de poursuivre notre voyage au Sénégal. Pour ce deuxième volet, partons en balade autour de Dakar à la découverte de trois sites de toute beauté: l’île d’Ngor, le Lac Retba et l’île de Gorée. Charles et Charlie (notre petit drone) se sont régalés à immortaliser les paysages environnants. Echappées belles autour de la capitale pour une explosion de couleurs en ce dimanche matin.

L’île d’Ngor

C’est depuis la plage de Yoff Tangor du côté des Almadies que l’on embarque pour rejoindre l’île d’Ngor. 5 minutes en barque et on pose le pied ailleurs… L’île habitée est appréciée des Dakarois qui veulent se soustraire de la frénésie de la capitale le temps d’une journée ou d’une soirée. Ils y apprécient le calme des ruelles, la beauté des lieux. Du côté sud on se baigne toute l’année dans des eaux calmes et turquoise. Les surfeurs apprécient les vagues du versant sauvage.

A noter: la petite île est prise d’assaut durant les vacances scolaires du Sénégal.

Alain & Métou de Nouvelles Frontières Sénégal nous ont réservé (une fois encore) une bien belle surprise. J’ai eu le privilège de rencontrer le peintre Abdoulaye Diallo : une grande figure artistique de l’île et du Sénégal. L’artiste y a fait construire une villa contemporaine de toute beauté qu’il a lui même dessinée. Il faut savoir que l’homme était ingénieur dans une autre vie. Sa villa est à la fois galerie d’art ouverte aux visiteurs, maison du bonheur ouverte aux enfants, atelier de travail, repaire pour bouquiner. Il regagne Dakar en fin de journée à l’issue d’une journée inspirante. Je vous en dirai plus sur le personnage lors d’un sujet qui lui sera consacré.

Où manger?

Au restaurant Chez Sek les pieds dans l’eau avec vue sur Dakar. Le soir, le spectacle des lumières sur la rive d’en face doit valoir le détour…

Le lac Retba

On appelle le Lac Retba le Lac Rose à cause de la couleur que prend la surface de l’eau. Cheikh nous a expliqué qu’un certain nombre de conditions devaient être réunies pour que les micro organismes qui donnent cette couleur à l’eau remontent à la surface. La danse du soleil et du vent nous ont offert le moment attendu: nous étions euphoriques! Saviez-vous que la haute teneur en sel du Lac Retba (380g par litre) surclassait celle de la mer morte (275g par litre)? Je l’ai appris là-bas.

Dans ce lac peu profond, les pêcheurs de sel s’adonnent à un dur labeur en quête de l’or blanc de Retba. Le sel ronge la peau. Ces heures passées dans l’eau avec le soleil qui frappe mettent les corps à rude épreuve. Pour se protéger, les hommes enfilent des chaussettes hautes après s’être enduit le corps d’une couche épaisse de beurre de karité. Le travail est ingrat. Racler ainsi le fond du lac pour remplir les pirogues demande du courage. Les pêcheurs du Lac Retba n’en manquent pas. Les femmes ont la mission de décharger le sel au bord du lac pour le faire sécher et blanchir au soleil.

En s’élevant au-dessus du lac, Charlie nous a permis d’apercevoir les dunes de sable et la mer au loin. Cheikh avait omis de nous préciser qu’elle était si proche. Quelle belle surprise! Tout prenait sens. Il a eu raison de nous suggérer ce site pour réaliser de belles images. Ce site réputé du Sénégal à 45 minutes de Dakar valait vraiment le détour. C’est à bord d’un 4×4 d’Idriss Diop, ami proche de Thierry Sabine que nous sommes partis à l’assaut des dunes jusqu’à la longue plage sauvage. Moment magique raconté lors de l’épisode #1photo1histoire : « Une rencontre inattendue au Sénégal »…

Si vous souhaitez profiter du site plus d’une journée, sachez que vous pourrez dormir sur place. Une adresse nous été recommandée pour une prochaine fois:

Chez Salim

Niaga Peulh, Lac Rose
Tél. : (221) 33 836 24 66/ 77 632 61 85

L’île de Gorée

Environ 20 minutes séparent Dakar de l’île-mémoire. Je vous ai raconté le pan historique de l’île qui a été un point de départ des esclaves en partance pour l’Amérique et les Caraïbes dans l’épisode #1photo1histoire : « Dakar on my mind ». L’île de Gorée est en effet connue dans le monde entier pour La Maison des Esclaves conservée. Il y en avait plusieurs sur l’île. L’ancien conservateur Joseph Ndiaye a fait voyager cette tragique histoire pour que le souvenir préserve les générations futures de telles atrocités.

En franchissant le seuil de la porte, on découvre un point de lumière dans la pénombre: la porte du voyage sans retour. Quel paradoxe! Je vous laisse imaginer de part et d’autre de l’escalier au rez-de-chaussée les petites pièces de 2,60 m sur 2,60 m où étaient entassés les esclaves. Entre 15 et 20 par salle, enchaînés, dans des conditions déplorables. Les hommes étaient séparés des femmes et des enfants et les familles disloquées au bout du voyage. Beaucoup mourraient en mer. Il n’était pas rare qu’une mère débarque à Cuba, un enfant en Haïti et le père en Louisiane par exemple. Une tragédie humaine…

L’île de Gorée ne s’est pas figée dans le temps. L’île-mémoire inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO vit au rythme de ses habitants d’aujourd’hui. Il faut se perdre dans ses ruelles fleuries pour en saisir toute la beauté. Les maisons colorées en font une carte postale à chaque pas. L’artisanat est omniprésent sur Gorée. Les femmes travaillent des pierres datant du XIXe siècle, des pierres semi-précieuses ou de moindre valeur pour un résultat de toute beauté. Vous pourrez ramener de cette escapade des bijoux africains, des tableaux réalisés avec du sable et de la sève de baobab et plus encore.

Attirés par des tableaux posés à l’extérieur, Charpes et moi nous sommes attardés chez des artisans travaillant le sable. Nous avons longuement conversé avec eux sur la vie à Gorée, leur quotidien. C’est eux qui nous ont expliqué qu’ils ne pouvaient garder les pieds dans les sables mouvants de la tragédie qui s’est jouée sur l’île. Ils s’en nourrissent pour l’artisanat et avancent avec fierté, heureux de partager leur savoir-faire. En deux temps trois mouvements, ils arrivent à un résultat époustouflant avec trois fois rien! Tout un art…

Quel bonheur de se replonger dans tous ces souvenirs! Le voyage continue bientôt pour explorer la ville de Dakar off the road à travers des démarches innovantes, des adresses insolites, des rencontres passionnantes. Pas mal le Sénégal comme destination soleil, non?! 

Corsair

https://vols.corsair.fr

TUI

https://www.tui.fr


Mémo infos pratiques

  • Vols Corsair : départs quotidiens de Paris

–  Aller: 16h30 (Paris Orly Sud – Dakar)

– Retour: 23h55 (Dakar – Paris Orly Sud)

– Temps de vol: 5h45

– Tarif: à partir de 487€ A/R

Si votre budget le permet, la classe Grand Large vous changera la vie. Accès au salon lounge, repos optimal, de la place, un plateau repas gastronomique, un gain de temps à l’embarquement et à l’atterrissage… What else?

du 30 janvier au 18 juin 2017
du 16 août au 18 octobre 2017

Nouvelles Frontières Sénégal (agence réceptive)

http://www.nfsenegal.com

  • Décalage horaire: 1h en hiver – 2h en été
  • Santé: vaccin contre la fièvre jaune indispensable

– SOS Vaccinations : 85 Boulevard de Port-Royal, 75013 Paris (RV rapide – 63€)  Ouvert tous les jours de 9h à 20h – RV au 01 47 07 10 00

  • Monnaie: Franc CFA (1€ = 655,957 XOF)

Les tarifs se négocient au marché et auprès des artisans

  • Visa: pas de visa pour les ressortissants français

1 photo 1 histoire | Une rencontre inattendue au Sénégal

Dernier jour à Dakar. Vol retour à minuit. La journée est à nous! Réveil matinal, cap sur le Lac Rose. Charles & Cheikh ont fait du drone la veille sur les hauteurs de l’île de Gorée. Séduit par ce moment, notre insider à jugé inconcevable que Charlie ne survole pas le lac rose et les dunes environnantes. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Charlie c’est notre petit drone. Cheikh a tout organisé pour ramener des images époustouflantes de cette escapade hors de Dakar, sans tout nous révéler de ce qui nous attendait…

Sur les traces du Paris-Dakar

8h. Nous quittons Dakar pour le Lac Rose. Cheikh issu de la tribu des Lèbou jauge le vent et l’intensité du soleil. Les conditions sont idéales! Ces deux éléments ont un impact décisif sur le rose du lac Retba, nous explique-t-il. Lorsque toutes les conditions sont réunies, des micro-organismes montent à la surface et confèrent au lac cette couleur surréaliste. En l’absence d’une exposition optimale au soleil, le lac prend la couleur de l’eau de mer. Il est anxieux. Pourvu que les conditions n’évoluent pas trop au cours des 45 minutes de route qui nous séparent du site.

Sur le chemin qui nous mène au lac, Cheikh appelle son contact sur place. Il veut s’assurer que la voie est libre, qu’il n’y ait pas trop de visiteurs. L’ami de Thierry Sabine  le rassure; il nous attend. Un ami de Thierry Sabine… C’est fou! 30 ans après le tragique accident d’hélicoptère qui lui ôtera la vie aux côtés de Daniel Balavoine, nous voici sur les lieux où se tenait la dernière étape du Paris-Dakar. Il nous a réservé un 4×4 pour une balade dans ces dunes. Des flashes de cette course mythique me reviennent en mémoire. J’étais petite devant l’écran mais pas indifférente à ce qui se jouait là-bas. Dakar me semblait au bout du monde et ces dunes à perte de vue me fascinaient. Intéressée par les courses automobiles sous l’impulsion de mon père, j’admirais l’exploit de ces coureurs dans le désert.

Aujourd’hui adulte, me retrouver sur ce site admiré plus me donne des frissons. Emue par le moment, émerveillée par le paysage environnant, je n’ai pas été bien bavarde. Charles me demande si tout va bien. Oh oui, tout va bien. La joie est intense et intérieure. Nous sommes bringuebalés, accrochés aux barreaux du 4×4 qui file à vive allure et soudain du haut d’une dune: wouaaaah… La mer. Je ne savais pas que la mer était si proche du Lac Rose! Cheikh nous avait réservé la surprise. C’est le moment que Charles choisit pour libérer Charlie. Le mode suivi activé, le voilà sur les traces du 4×4 dans les dunes. Vas-y Charliiiie! J’immortalise ce moment avec mon iPhone pour le partager sans attendre. Une looongue plage s’étire en contrebas. Un père et son fils s’échangent des passes, le vent pousse les vagues qui s’écrasent sur le sable mouillé… Sentiment de liberté. On est bien, là… Jamais je n’oublierai l’émotion ressentie à cet instant!


Reportage Corsair & TUI

Paris – Dakar : un voyage en Afrique fort inspirant

Corsair & TUI nous ont concocté un programme passionnant pour la réalisation de ce reportage à Dakar. Avez-vous déjà songé voyager en terres africaines? Ce continent aux 1001 visages est souvent abordé comme s’il s’agissait d’un immense pays alors que l’Afrique à l’image de l’Europe ou de l’Amérique est plurielle. Pour en découvrir les atouts il me semble indispensable de se délester de représentations souvent éloignées des réalités locales. Je vous propose de lâcher prise pour m’accompagner au coeur d’un voyage singulier au pays de la Teranga. Nous serons guidés par Cheikh de l’agence réceptive Nouvelles Frontières Sénégal, un insider hors-pair de l’ethnie Lèbou (ethnie des pêcheurs). Partons ensemble pour un voyage au soleil en hiver, partons pour un voyage de toute beauté entre terre et mer.

Dakar : une porte d’entrée entre tradition et modernité

En préparant cette nouvelle aventure, j’espérais être dépaysée, j’espérais effectuer de belles rencontres, découvrir des lieux insolites. J’espérais vivre une expérience qui compte. Dakar porte d’entrée du Sénégal nous a offert cela et plus encore. L’hôtel qui devait se résumer à un pied à terre entre deux journées de visites s’est révélé un écrin surprenant à plus d’un titre. Corsair & TUI l’avaient sélectionné face à la mer, les pieds dans l’eau. Pouvait-on rêver mieux? Difficilement. Une première nuit bercés par les vagues nous attendait…

Hotel Lagon, Rte de la Corniche Estate, Dakar

Charles & moi avons été agréablement surpris par le niveau de confort de l’hôtel Lagon. Même avec un a priori positif sur le Sénégal, nous n’en attendions pas tant du côté de l’hôtellerie. Les amateurs de prestations 4* ne seront pas déçus. La surprise est de taille en arrivant le soir; la beauté du site se révèle le lendemain avec le lever du soleil. En écartant les rideaux on découvre une étendue bleue face à soi. Quelle vue depuis son balcon! En face l’Anse Bernard, au coin à gauche: l’île de Gorée chargée d’histoire.

Dakar

Dakar côté culture

Le coeur de Dakar bat au rythme de l’art. Les années de présidence de l’écrivain et poète Léopold Sédar Senghor ont laissé des traces au sein de la population. Ce chantre de la négritude habite encore l’inconscient d’un peuple fier. Au cours de la visite de l’exposition « Lumières d’Afrique » au musée Théodore Monod, Nicolas Perroux qui en a pensé la scénographie nous fait observer qu’à Dakar, il peut parler art avec tout le monde, du chauffeur au collectionneur averti. L’art est populaire au Sénégal. Nul besoin de maîtriser des codes pour s’émerveiller, être curieux, échanger ses impressions autour d’une oeuvre.

« Lumières d’Afrique » a réuni 54 oeuvres de 54 artistes des 54 pays qui font l’Afrique. Carte blanche sur le thème de la lumière avec une contrainte: une réalisation sur un support de 120 x 120. L’accès à l’énergie est une réalité inégale en Afrique et le développement durable un enjeu de taille. Chaque oeuvre raconte une histoire. L’une d’elles m’a interpellée: une photographie en noir et blanc avec deux enfants dans une maison au sol en terre battue. Un téléviseur trône dans la pièce et on s’interroge. L’accès à l’énergie va-t-elle compromettre le lien social ici aussi? Je me dis que ces deux bambins amorphes devant l’écran joueraient peut être ensemble en plein air en l’absence de ce téléviseur…

A l’issue de la visite, j’ai eu le privilège de converser avec le designer Sénégalais Ousmane Mbaye qui a aidé à la scénographie de l’exposition « Lumières d’Afrique ». Formé à l’école de la vie, Ousmane Mbaye façonne le métal depuis 10 ans inspiré par la mer, les gens, l’équilibre. Il a une ambition: que l’Afrique joue sa partition sur la scène internationale en matière de design. Il espère l’ouverture d’une école de design au Sénégal pour nourrir une réflexion sur l’objet. Une résidence de 3 semaines l’attend prochainement au Maroc pour mettre sa créativité à l’épreuve. Dakar bouge, côté art. Dans le prochain article je vous parlerai de deux démarches insolites et passionnantes!

Musée Théodore Monod d’art africain, rue Emile Zola, Dakar

Dakar côté food

Nous avons dégusté notre premier repas à Dakar au Bideew-Bi, restaurant voisin de l’Institut Français de Dakar. Ambiance conviviale, bulle de verdure protégée au coeur d’une ville foisonnante, dynamisme culturel… L’Institut Français offre cela et plus encore. Je vous en parlerai plus longuement dans un article à venir. Les gourmets et gourmands seront heureux d’apprendre que la gastronomie sénégalaise est fort savoureuse. Le Thiéboudiène est roi au pays de la Teranga: il s’agit d’un plat de riz servi avec du poisson et des légumes. Au Bideew-Bi je me suis laissée tenter par une assiette d’alokos (bananes jaunes frites) en accompagnement d’un demi-poulet braisé. La petite sauce qui accompagne le poulet braisé me rappelle la sauce créole de tonton Jacques. Le déjeuner en compagnie d’Aïssatou venue nous rejoindre fut copieux et délicieux! La première fois que j’ai goûté aux alokos, c’était lors d’un voyage en Côte d’Ivoire durant mes années lycée. Mon premier voyage en Afrique. Mémorable…

Bideew-Bi, 89 rue Joseph Gomis, Dakar

Ne quittez pas Dakar sans une escale au restaurant de la Villa Racine du label TemptingPlaces. Cette belle adresse de la capitale vous réservera une expérience gastronomique des plus savoureuses. En poussant la porte on comprend que l’on pénètre dans un lieu à part. Le couple de propriétaires amoureux de Marrakesh en a fait un lieu insolite aux influences plurielles. La décoration avec des touches orientales, maliennes et la cuisine locale raffinée en ont fait un lieu prisé des hommes d’affaires du quartier et des amateurs de raffinement. Au rez-de-chaussée la lumière s’engouffre dans le patio. En levant la tête on découvre les étages supérieurs baignés de lumière naturelle… Le clou du spectacle se trouve au dernier étage de la Villa Madras. On peut  déjeuner ou prendre un verre sur un rooftop au coeur de la ville. On est bien, là-haut. Vraiment bien…

Charles & moi avons dégusté une spécialité de la maison: le Thiof Racine. Quel dé-lice! Le poisson braisé accompagné d’attiéké (met à base de manioc) se savoure avec bonheur. Met savoureux, cadre d’exception, service des plus agréables. Coup de coeur pour cette référence TemptingPlaces! Eh oui, le label de boutique-hôtels rayonne en Afrique aussi. Merci à Juliette pour la recommandation. L’expérience gastronomique vaut vraiment le détour! Je vous inviterai à découvrir les photos des chambres dans un prochain article. La maîtresse des lieux a pensé chaque détail de la décoration. Une  réussite.

Villa Racine, 37 Rue Jules Ferry, Dakar

Je vous mets de côté d’autres jolies références food pour un article consacré au Dakar qui bouge. L’innovation ne s’arrête pas aux frontières culturelles. Des initiatives  healthy et trendy font bouger la vie Dakaroise et des acteurs engagés oeuvrent collectivement en faveur du lien du social. Un nombre croissant de jeunes actifs  partis étudier à l’étranger rentre au pays partager leur expérience. Ils surfent volontiers sur le dynamisme ambiant et profitent des adresses nouvelles où passer du temps entre amis.

Rendez-vous tout prochainement avec un deuxième article pour des échappées belles autour de la capitale et des rencontres inspirantes. On partira sur l’île de Gorée sur les traces des esclaves, sur l’île d’Angor au contact de personnalités passionnantes et au lac rose dans les pas de Thierry Sabine à l’origine du Paris-Dakar. Vous serez au rendez-vous? Nos chaleureux remerciements à Corsair, TUI et Nouvelles Frontières Sénégal pour ce voyage singulier. Sandrine, Cheikh, Métou, Alain… We’ll be back. For sure.

Dakar Ngor

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Infos pratiques

  • Vols Corsair : départs quotidiens de Paris

–  Aller: 16h30 (Paris Orly Sud – Dakar)

– Retour: 23h55 (Dakar – Paris Orly Sud)

– Temps de vol: 5h45

– Tarif: à partir de 487€ A/R

Si votre budget le permet, la classe Grand Large vous changera la vie. Accès au salon lounge, repos optimal, de la place, un plateau repas gastronomique, un gain de temps à l’embarquement et à l’atterrissage… What else?

du 30 janvier au 18 juin 2017
du 16 août au 18 octobre 2017

  • Pour organiser vos excursions sur place:

Nouvelles Frontières Sénégal (agence réceptive)

http://www.nfsenegal.com

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  • Décalage horaire: 1h en hiver – 2h en été
  • Santé: vaccin contre la fièvre jaune indispensable

– SOS Vaccinations : 85 Boulevard de Port-Royal, 75013 Paris (RV rapide – 63€)  Ouvert tous les jours de 9h à 20h – RV au 01 47 07 10 00

  • Monnaie: Franc CFA (1€ = 655,957 XOF)

Les tarifs se négocient au marché et auprès des artisans

  • Visa: pas de visa pour les ressortissants français

1 photo 1 histoire | Dakar on my mind …

 

Charles & moi étions en reportage au Sénégal le week-end dernier pour Corsair & TUI: deux partenaires avec qui nous avons tissé des liens étroits lors de blogtrips précédents. Après les îles de Guadeloupe, un voyage à Dakar… Savaient-ils ce que le Sénégal représentait pour Charles et moi au moment où ils nous ont proposé ce reportage? Non. Ils ne pouvaient se douter que le père de Charles avait grandi au Sénégal, ils ne pouvaient se douter que la Guadeloupéenne que je suis avait grandi en entendant ses parents évoquer un voyage un jour sur l’île de Gorée. Ils ne se doutaient pas que ce voyage était une promesse que nous nous étions faite chacun de notre côté avant même de se rencontrer…

Une expérience singulière

Charles et son père aujourd’hui disparu devaient fouler le sol de cette terre d’Afrique  ensemble. Ils n’en ont pas eu le temps… Mes parents, ma sœur et moi avions dans un coin de notre cœur le désir d’emprunter le chemin du « retour » ensemble. J’ai ouvert la marche. Ils m’emboîteront le pas sous peu, séduits par les anecdotes et les images  partagées. Il n’y a pas de hasard… Corsair & Nouvelles Frontières (désormais TUI) c’est décidément une histoire de famille. Une belle histoire de famille. Petite, c’est à cette agence située à Pointe-à-Pitre que mes parents confiaient nos voyages, petite c’est avec Corsair que je suis venue à Paris pour la première fois. J’avais 10 ans. L’histoire continue…

Avant de publier la série d’articles consacrés à ce voyage côté culture, côté gastronomie, côté insiders, j’ai voulu faire un focus sur l’île de Gorée dans notre rendez-vous photo du dimanche. Gorée c’est un symbole de la traite négrière ancré dans les esprits de beaucoup. L’île a abrité 28 maisons d’esclaves entre le XVIe et le XIXe siècle. Une maison longtemps gardée par le charismatique Joseph N’diaye a été conservée pour la mémoire. D’autres lieux de la côte ouest de l’Afrique ont été témoins de départs massifs d’esclaves vers les Caraïbes et l’Amérique. La parole de cet ancien conservateur a beaucoup oeuvré pour que ce pan de l’histoire ne tombe pas dans l’oubli, offrant par là-même un coup de projecteur sur cette île. Gorée c’est cela et plus encore. L’île ne s’est pas figée dans cette sombre époque. Elle a continué à vivre. Les habitants de Gorée la font vivre.

Avant de partir pour le Sénégal, j’avais réfléchi à ce que je porterais le jour où je foulerais le sol de Gorée. Idée superficielle penserez-vous. Pas vraiment. J’ai voulu une  tenue sobre en marque de respect, avec un peu d’Afrique autour du cou… Les femmes de l’île qui fabriquent des bijoux m’ont complimentée pour le collier choisi. Le symbole était fort. Ce collier je l’ai acheté à Barcelone l’été dernier. Vous vous rappelez? J’avais vu une superbe exposition au CCCB (Centre de culture contemporaine de Barcelone) : Making Africa. A la boutique du musée, ce collier m’a sauté aux yeux. Pour la petite histoire, nos voyages à Barcelone sont eux aussi marqués d’émotion parce que la mère de Charles était catalane. Eh Oui. De Barcelone justement. Tout est dit… J’aime à penser que les parents de Charles qui s’étaient rendus ensemble à Gorée étaient des nôtres là-bas…


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FIMA 2016 | Festival International de la Mode en Afrique, Agadez – Niger

Le Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) est né du rêve ambitieux du créateur Alphadi. Le « Prince du désert » a convié près de 250 personnes au Niger pour célébrer la 10e édition du festival lancé en 1998. Créateurs, artisans et modèles ont fait rayonner la mode africaine durant deux jours en collaboration avec l’UNESCO en décembre dernier. Thématique choisie pour cette édition: l’éducation. Il faut savoir que lors de l’édition précédente, L’Ecole Supérieure de la Mode et des Arts (ESMA) avait été inaugurée lors de à Niamey. Ambitieuse initiative d’Aphadi pour inscrire le savoir-faire africain sur la scène internationale.

Le concours de jeunes créateurs

7 créateurs du continent ont été sélectionnés pour participer au concours de jeunes créateurs avec le soutien des Arts Décoratifs.

  • Patrick MBeng, Cameroun
  • Samira Ben Ousmane, Niger
  • Modeste Ba, Côte d’Ivoire
  • Sologué, Mali
  • Karen Ya-o Mba, Côte d’Ivoire
  • Hamza Guellmous, Maroc
  • Boatema, Ghana

Ce focus sur leurs collections en présence de la presse et de professionnels de la mode leur offre une ouverture sur le monde et des opportunités diverses. J’ai eu plaisir à découvrir des univers éclectiques empreints de créativité. Trois créateurs se sont  distingués au yeux du jury:

  • Le Marocain Hamza Guelmouss
  • La Ghanéenne Boatema
  • Le Camerounais Patrick MBeng

Le lauréat du concours Hamza Guelnouss a pris le parti de se détacher du wax pour afficher une modernité affirmée. Conscient de la prise de risque, il s’est présenté avec un storytelling des plus efficaces autour de son processus de création. Sa collection apocalyptique résolument ouverte sur l’international a convaincu le jury. Pari gagné! Le talent n’a pas attendu le nombre des années, chez Hamza. Le passage de sa collection n’a laissé personne insensible. Hâte de vous en dire davantage sur l’univers de ce bel artiste au cours d’une interview à venir.

Le FIMA 2016 nous a offert à Charles & moi de jolies rencontres côté jeunes créateurs. Parmi elles: Sologué, une autodidacte passionnée attachée à ses racines maliennes. Elle sélectionne les plus plus beaux wax pour les tenues qu’elle crée. Un objectif : faire voyager cette étoffe hors d’Afrique avec style. Une épreuve a renforcé le désir de Sologué d’aller au bout de ses rêves: la perte prématurée de son frère. Elle s’est battue  en sa mémoire pour faire vibrer les couleurs d’un coloriage singulier. Charles a shooté quelques unes de ses tenues avec deux modèles du concours de Top: un moment mémorable partagé dans un futur article qui lui sera consacré.

Le concours de Top Models

Dix filles et dix garçons en lice pour devenir les top de demain ont défilé dans des tenues d’exception. Chacun a porté haut les couleurs de la tradition de son pays lors d’un passage qui a enflammé le public. Beauté et charisme ont été mis au service des tenues des créateurs. J’ai été séduite par leur professionnalisme sur le catwalk.

Un modèle hors-concours a défilé aux côtés des filles sélectionnées: Awa Sanoko. Quel charisme sur scène! Son passage en robe saharienne signée Jean-Paul Gaultier a été mon coup de coeur de l’event. Elue Miss Model of The World 2015, cette jeune femme s’illustre sur les podiums, sur papier glacé et plus encore. Un rêve devenu réalité pour ce mannequin de Côte d’Ivoire .

Les grands créateurs invités

Des défilés de créateurs hors-concours ont rythmé le FIMA 2016. Ahphadi himself entouré de talentueux créateurs a dévoilé ses créations aux festivaliers. Parmi les stylistes présents:

  • Bamondi
  • Bazem’Sé
  • Laminia Mechoulam
  • Nipo Skin

Oscillant entre tradition et modernité, Alphadi a conquis le public par la maîtrise des coupes et la richesse des étoffes. Coup de coeur pour les créations de Zacometi: fashion designer d’origine haïtienne. Son souci du détail et le style urban chic de ses costumes séduisent une clientèle masculine fidèle. Temps fort des défilés: le passage Jean-Paul Gaultier qui a tenu à être présent d’une façon ou d’une autre.

« Education et industrie pour une afrique de métissage et de paix »

Le FIMA 2016 s’est clôturé sur une promesse: se revoit bientôt dans un autre pays d’Afrique. Merci à Alphadi et ses équipes pour ce moment. A très vite pour découvrir de beaux épisodes vécus au Niger!


http://www.fima-africa.com